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Je suis si malsaine. Soit trop bien, soit pas assez, soit dépravée.
Une molécule à la con arrive à détruire une personne c'est fou, surtout qu'elle arrive même à briser des liens super forts. J'ignore si elle révèle une vrai personalité cachée et instinctive ou si ça décuple les défauts ou juste fait que d'la merde. Le truc étant qu'arrêter c'est dur très dur, quitter un paradis artificiel quand on est face à soit même en bien ou en mal.
Au final on accueille une dépendance de plus, la cirrhose du foie et les actions chez Doliprane sans compter le recueillement avec soi même seule juste accompagnée de toi même. Tu traîne péniblement ta pauvre peau.

Même si je ne le veux pas une partie de moi me tiraille de l'autre coté. La déchirure est d'autant plus douloureuse car on est tiré des deux cotés.
Contre ça je n'ai encore aucun remède.
La déprime reste et demeure; le véritable grand mal. Le plus dur à éradiquer.
Peut-être suis-je faite de telle manière à déprimer? Cela doit venir d'une trop grande sensibilité. Mais y a-t-il un intérêt à cela ? Encore faut-il l'exploiter pour créer.
Arrivée là je me dis "où vais-je?" je ne sais pas j'avance seule en écrivant ces lignes inutiles et mal construites.
Fin de la cassette.
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# Posté le dimanche 07 juin 2009 13:07

Modifié le lundi 29 juin 2009 12:48

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# Posté le jeudi 04 juin 2009 13:00

Modifié le dimanche 07 juin 2009 13:06

I don't know what's worth fighting for or why I have to scream I don't know why I instigate and say what I don't mean I don't know how I got this way I know it's not alright so I'm breaking the habit

 I don't know what's worth fighting for or why I have to scream I don't know why I instigate and say what I don't mean I don't know how I got this way I know it's not alright so I'm breaking the habit
Finalement, la page tournée brûlée noyée déchirée envolée, je m'en sors pas si mal.

Mais je ne suis pas seule.

# Posté le lundi 01 juin 2009 06:08

Once upon a time ...

"Regrets, culpabilité, dégout, colère, tristesse, déception, passivité
Ça résume une crise mais une cris c'est long et dur. Donc impressions:
Mon estomac gronde, mon ventre est creux, avide de nourriture. Dès que je me lève je manque de m'évanouir, parfois me vision se floute, mon c½ur bat à 40 au lieu de 80 pulsations par minute. Mes muscles me tiraillent, la fatigue est contente et est aussi la chose la plus dure à laquelle résister. Malgré tous ces avertissements qui sentent la mort et l'hôpital, je me sens bien presque satisfaite car je mincis, le creux de mes cuisses devient visible, l'os du cou plus présent et le ventre est aussi plat que s'il avait été repassé. Je peux profiter de ça car je fais des efforts tous les jours de cette semaine je n'ai mangé que le soir, soit deux cuillères à soupe de crudités diverses avec un peu de fruit soit juste un fruit. Des efforts juste de petite envergure qui ont de grandes conséquences dont celle de perdre 3kilos en 6 jours.
Là on effleure le bonheur, l'extase et on se rapproche de la perfection. Évidemment dans chaque conte de fée il y a un problème, le mien s'appelle "crise", un petit mot pour bien des souffrances.
J'approche de la cuisine, le lieu du crime. Et là je perds le contrôle, tout commence à m'échapper. Je mange tout ce que je trouve, j'engloutis tout ce qu'il y a à la maison. Effaçant ainsi tous les efforts dont j'avais fait preuve. Aggravant mon problème de poids.
Mon ventre de creux et plat passe à tendu, plein, trop plein et douloureux. La culpabilité monte en moi, le dégout, la colère contre moi même, je suis la grosse vache qui a craqué, qui est grosse, grasse et laide, qui va mourir dans sa graisse car elle n'a pas fait preuve de volonté, de force et de contrôle, l'espace d'un instant.
Pour minimiser les dégâts et les sentiments qui me rongent, je me mets à boire de l'eau en moyenne 2L qui ma font limite éclater puis je sautille en risquant la descente d'estomac. Ensuite s'ensuit la course aux toilettes. Je m'attache les cheveux, m'accroupis, mouille mes doigts puis les enfonce au plus profonde ma gorge pour enfin faire sortir l'objet du mal, des larmes noires de maquillage coulent sur l'émail glacé. Tout ce que j'ai ingurgité ressort par vagues après des efforts la douleur me brûle la gorge mais je veux tout virer ne rien garder qui pourrisse mon corps. Après, affaiblie, je me relève tire la chasse me lave les dents regarde toute ma bêtise qui s'est logé sur mon visage. Les joues bouffies et les yeux rouges, l'odeur de bile toujours là, je ressors de la salle de bain. Si je ne suis pas calmée, je cherche la lame au font de l'armoire, du coton, de l'alcool et là, je relève ma manche et coupe, voie le sang couler après quelques minutes et là je me sens enfin mieux. Je me suis punie de ce que j'ai fait. Mais la peur de recommencer elle, demeure.
Une crise qui m'a nécessité efforts, coupures, pourrissage de ma gorge et dents, qui m'a limite fait descendre l'estomac, a anéanti mes efforts de restrictions, la beauté que j'obtenais en 30min alors qu'il y a seulement 3min de relâchement.
Je jure plus jamais ça.
Jamais..."
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# Posté le jeudi 30 avril 2009 18:31

Modifié le dimanche 03 mai 2009 15:22

Bien sur je te trouve très jolie, j'ai vraimeent envie de te sauter. Bien sur la vie nous fait offence, biens sur la vie nous fait misère. On ira aussi vite que le vent même si on doit bien souvent ramper.

Elle sort, habillée telle une poupée dans son jardin, elle marche comme une funambule sur la corde raide, puis soudain s'arrête. Allume une cigarette, elle fume en s'entourant de la fumé bleuâtre. Sa pauvre tête lui tourne. Elle se sent vole, si loin. Elle ne sent plus son poids.
Elle rentre, laisse tomber sa robe et le reste de ses vêtements et plonge sous le jet d'eau brulante. L'eau ruisselle sur elle lui chassant toutes ses pensées embrouillées et l'odeur de tabac. Cette eau la purifie et la brûle en même temps. Du plafond ses yeux s'ouvrent et se posent sur ses pieds elle voit dix rubis de différentes tailles allant par paire avant de tomber dans le noir.

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Dehors, l'été, 19h, la chaleur assommante laisse peu à peu place à une douche fraîcheur.
L'arrosage automatique envoie de petites gouttelettes sur elle seulement vêtue d'un boxer et d'un débardeur blanc. Elle s'assoit à l'ombre de son parasol sur sa terrasse et écoute autour d'elle tout les bruits environnants. Elle se laisse submerger de cette nature tranquille et profite du temps passant, pour une fois doucement.

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Elle est seule, marchant sur une plage. Le vent fait voler ses cheveux. Elle est humide de l'écume des vagues qui tombe sur elle quand les vagues frappent contre les rochers sur lesquels elle marche. Elle est là pensive sans trop savoir pourquoi sans trop de but non plus. Elle est juste venue là, prendre l'air, revoir l'océan chéri. Qui l'a toujours aidé quand ça n'allait pas en l'apaisant du bruit des vagues. Mais aujourd'hui il est déchaîné comme s'il avait comprit son départ proche, que ce serait un de leur derniers rendez vous.
Dans 2 jours elle part. Mais elle reviendra ou se tuera. On ne quitte pas ses amis, ni la terre qui nous a accueilli et servi de mère pendant dix-sept ans.

# Posté le mercredi 18 mars 2009 15:09